Résumé
Le mot correct est « entrepreneuriat » avec « eu », dérivé de « entrepreneur » et du verbe « entreprendre ». La confusion vient de la terminaison « -ariat » fréquente en français, mais elle ne s’applique pas ici. Des astuces mnémotechniques (penser au « preneur », garder la cohérence avec « entrepreneur ») permettent de retenir l’orthographe. « Entrepreneuriat » désigne l’ensemble des actions d’initiative, d’innovation, de prise de risque et d’impact économique ou social, au-delà de la simple création d’entreprise.
Vous l’avez sûrement déjà vu passer dans les couloirs d’un bureau, sur un CV, ou dans un article de presse : le mot entrepreneuriat ou entreprenariat. Mais lequel est le bon ? Et pourquoi tant de gens se trompent-ils ? Entre confusion orthographique et usages approximatifs, il est temps de faire le point sur une erreur qui, mine de rien, peut entacher une communication professionnelle pourtant soignée. Comprendre la bonne orthographe de ce mot, c’est aussi mieux cerner ce qu’il représente : une démarche forte, une activité économique en mouvement, et une entreprise prise au sens large.
Entrepreneuriat ou entreprenariat : quelle est la bonne orthographe ?

La réponse est simple : la forme correcte s’écrit entrepreneuriat, avec un « eu », et non pas entreprenariat avec un « a ».
L’erreur est tenace, et elle se comprend. À l’oral, le son « eu » dans « entrepre-neu-riat » peut facilement être déformé ou mal perçu, surtout dans un débit rapide. Du coup, l’oreille croit entendre un « a », et l’écriture suit. Résultat ? Une faute d’orthographe qui se répand.
D’autant plus que le mot est partout. Dans les médias, les discours politiques, les programmes universitaires ou les appels à projets : l’entrepreneuriat est à la mode. Mais plus il circule, plus la mauvaise version, entreprenariat, gagne du terrain. Dommage, car la règle est simple… quand on la connaît.
Pourquoi « entrepreneuriat » s’écrit avec « eu » ?
La clé est dans l’étymologie. Le mot entrepreneuriat vient directement de « entrepreneur », qui lui-même dérive du verbe « entreprendre ». Et dans ces deux formes, on retrouve bien le « eu ».
Pourtant, on hésite souvent. Pourquoi ? Parce qu’on cherche des analogies. Et le français en regorge : secrétariat, partenariat, notariat, matriarcat… Tous ces mots se terminent par « -ariat » ou « -at ». On a donc tendance à croire que entreprenariat suit la même logique. Erreur.
Le radical ici est « entreprendre », et non pas un terme comme « action » ou « mandat ». Donc, pas de « a ». Le « eu » doit rester. C’est une question de cohérence linguistique.
Comment mémoriser l’orthographe correcte ?
Plusieurs astuces simples peuvent vous éviter de tomber dans le piège de l’entreprenariat mal orthographié.
La première ? Penser à l’entrepreneur comme un « preneur » d’initiatives. Le mot joue sur l’idée de prise d’action, de prise de risque. Et ce « preneur », justement, contient le « eu ». Un bon moyen mnémotechnique pour garder le bon son en tête.
Ensuite, restez cohérent : si vous écrivez « entrepreneur », alors « entrepreneuriat » doit suivre la même logique. Ce n’est pas un -ariat, c’est un -euriat.
Et pour bien ancrer cela, répétez-vous cette phrase :
- « Je suis un entrepreneur »
- « J’exerce l’entrepreneuriat »
- « Mon projet relève de l’esprit entrepreneurial »
En bouclant cette boucle sémantique, vous verrez, le « eu » deviendra naturel.
Pourquoi confond-on souvent ces deux formes ?

La langue française est pleine de pièges. Et celui-ci est particulièrement vicieux, car il repose sur une logique… qui semble juste.
Comme dit plus haut, la terminaison « -ariat » est très courante pour désigner une fonction, un statut ou une organisation. Par exemple :
| Mot | Désignation |
|---|---|
| Secrétariat | Fonction de secrétaire |
| Partenariat | Relation entre partenaires |
| Actionnariat | Ensemble des actionnaires |
| Notariat | Corps des notaires |
Face à cette régularité, notre cerveau a tendance à généraliser. On voit « entrepreneur », on cherche le mot dérivé en « -ariat », et hop : entreprenariat. Logique ? Presque. Mais fausse.
Le hic, c’est que le français ne fonctionne pas toujours par règles simples. Il y a des irrégularités. Et ici, l’irrégularité, c’est justement de ne pas suivre le schéma du « -ariat ». C’est pourquoi l’entrepreneuriat fait exception.
Quelle est la définition et l’origine du mot « entrepreneuriat » ?

Derrière la question d’orthographe se cache un concept fort. L’entrepreneuriat ne désigne pas simplement le fait de créer une entreprise. C’est bien plus large.
Il s’agit de l’activité de celui ou celle qui entreprend : lancer un projet, innover, prendre des risques, transformer une idée en réalité économique. Cela peut aller de la création d’une start-up tech à la reprise d’un petit commerce de quartier.
Le mot vient du verbe « entreprendre », qui exprime l’idée d’initiative, d’action volontaire. Et c’est là tout le cœur du concept : l’entrepreneuriat valorise l’autonomie, la créativité, et la persévérance.
Aujourd’hui, il reflète aussi une évolution sociétale. De plus en plus de personnes cherchent à sortir des sentiers battus, à construire quelque chose de personnel. Du coup, l’entrepreneuriat devient un idéal, presque un modèle de réussite.
C’est d’ailleurs ce que montre le tableau suivant :
| Aspect | Signification dans le contexte de l’entrepreneuriat |
|---|---|
| Initiative | Capacité à lancer un projet sans attendre |
| Innovation | Création de solutions nouvelles ou originales |
| Risque | Acceptation de l’incertitude financière ou professionnelle |
| Impact | Changement généré, économique ou social |
Des exemples d’utilisation du mot « entrepreneuriat »
Pour bien intégrer le terme dans votre vocabulaire, voici quelques exemples concrets d’usage correct :
- « L’entrepreneuriat local joue un rôle important dans la revitalisation des centres-villes. »
- « Les politiques publiques encouragent l’entrepreneuriat des jeunes à travers des aides ciblées. »
- « L’essor du numérique a profondément transformé les formes d’entrepreneuriat traditionnelles. »
- « Se lancer dans l’entrepreneuriat demande à la fois de la créativité, de la rigueur et une forte capacité d’adaptation. »
On le voit, le mot s’inscrit naturellement dans des contextes variés : politique, éducation, innovation, solidarité. Et chaque fois, c’est bien entrepreneuriat qu’il faut écrire.
À ce stade, plus de place n’est laissé au doute : l’entreprenariat avec un « a » n’existe pas. C’est une erreur. La bonne forme, c’est entrepreneuriat, avec un « eu » bien visible.
C’est pourquoi, que vous soyez étudiant, professionnel ou porteur de projet, il vaut mieux maîtriser cette subtilité. Elle montre votre attention aux détails, votre rigueur. Et dans le monde de l’entreprise et de la communication, chaque mot compte.
Alors, la prochaine fois que vous écrirez sur l’entrepreneuriat, rappelez-vous : pas de « a », pas de compromis. Le « eu » est non négociable. Et votre crédibilité non plus.
FAQ
Est‑ce que le mot entreprenariat existe ?
Non, la forme correcte est « entrepreneuriat » avec « eu ».
Comment écrire entreprenariat ?
On écrit « entrepreneuriat », jamais « entreprenariat ».
Quelle est la définition du mot « entrepreneuriat » ?
C’est l’ensemble des activités d’initiative, d’innovation, de prise de risque et de création de valeur économique ou sociale.
Quelle est la différence entre « entreprenant » et « entrepreneurial » ?
« Entreprenant » qualifie une personne qui agit, tandis que « entrepreneurial » décrit une attitude ou un esprit lié à l’entrepreneuriat.
D’où vient le mot entrepreneuriat ?
Il provient du verbe « entreprendre » et du substantif « entrepreneur ».
Comment mémoriser l’orthographe d’entrepreneuriat ?
Penser au « preneur » d’initiatives qui contient le « eu » et garder la cohérence avec « entrepreneur ».
